Ce don de vie, magique, merveilleux pouvoir de la nature
Qui nous pilote vers les épines ou la senteur d'une rose
Ce don de vie qui reste peut-être encore un peu obscur
L'horizon était baigné de soleil, de bleu et de vert partout
J'étais calme et rassuré, il faisait chaud, je percevais le bonheur
Je n'avais pas l'impression d'habiter mon corps, j'étais sourd
Le silence était profond et total, ce n'était pas la nuit, l'aurore
Certes pas, le jour, le crépuscule non plus, un temps en suspend
Allongé parterre, les mains sous la tête, le rêve d'ailleurs
En silence se déchaîne, merveilleux pouvoir de la nature
Qui me transporte au-delà de l'imaginaire, vers l'ailleurs
Je vois s'ouvrir devant moi un autre monde, autre allure
Où ne règne pas la terreur, non plus le trac ou l'entorse
Un autre monde où on laisse couler les mots, les verbes
Sans blessure, sans écorchure, sans violence, sans force
Un monde moins mordant, moins incisif, moins acerbe
Prends moi dans tes bras, toi la fée qui à fait de ce fait
Autre chose que du rêve, toutes lumières éteintes
Laisse moi prisonnier de toi, toi la fée qui fait de ce fait
Autre chose que l'amour, bien plus fort que l'étreinte
Sans crainte
Je me glisserai au fond de tes yeux, avec les couleurs
Les couleurs de ce paradis, je te glisserai en moi
Au plus profond de toi, avec tous ces petits bonheurs
Qui font de la vie bien autre chose que du grivois
Enceinte
Je le deviendrai, toi à l'intérieur de moi et d'émoi
Mes yeux ne couleront plus, mes larmes non plus
Je ne crierai plus l'autre au- secours, l'aidez-moi
Le soleil est là puis il a soigné toutes mes brûlures
