Mains tendues le visage souriant et tant plein de lumière
Faut-il avancer plus près et accepter ce nouveau baptême
Goguenot, mon plaisir est-il de rester dans mes peines
Dans mes pleurs, dans mes rêves, mes avions de papier
Ou suis-je prêt à suivre le bleu qui s'en vient me chercher
Très loin du monde, là où les couleurs quittent le mépris
Pour ces teintes que je ne connais pas, le sourire à la vie
Je suis prêt à le suivre l'autre moi, j'aime mieux suivre la vie
Même si dans mon miroir j'ai quelque peu changé, vieilli
Coi, je me regarde dans l'eau qui me sert de frontière
Entre l'instant à venir, les maux et les murs du désert
C'est malgré soi qu'on s'obstine, qu'on ne renonce pas
Pour changer la fin d'une existence où on ne s'aimait pas
M'avoir voulu tellement loin lorsque je manquais d'espace
Et chercher des hamacs parce que trop fatigué quelquefois
Je tremblote, pas si facile de se sauver lorsqu'on se noie
Parenthèse, quel que soit l'abîme où l'on est, on n'y reste pas
On en revient, fatigué certes, mais plus fort, plus paisible
Point de suspension, au fond, c'est très s bizarre d'être ici
Et même tous mes silences savaient tout de mes pièges
Pour l'instant, sans autre bénéfice que de me tenir éveillé
Assis là, au bord de la fontaine si désespérément belle
Je continuais à vouloir percer l'écran de l'obscur, l'insensé