Le vent la porte dans son ventre
La terre est sa mère, nourricière
A la même place, à ce moment
Ses jambes comme deux racines
Se logent et s'enterrent en terre
Arrosées, mais que de pluies fines
Mère nature, pure, mère de terre
Au bout des mains, des feuilles
Ont poussées
Alors même en corps un peu seule
Laissez la en paix
Son corps
Couvert
D'écorces
Lui plait
Ça fait
Plus rien
L'hier
N'est rien
Elle reste là
Assise ici
Elle ne voit pas
Dans cette vie
Une raison
De bouger
Une saison
Sans été
Elle reste en boue
Alors, alors
Laissez la, vous
Bien en corps