Après avoir touché la lune des doigts

Mais il y a plus d'importances que tous ces faits eux même
Infiniment plus lourds de conséquences dans son existence
Un dernier récit doit être conté au-delà de tous ces je t'aime
Au milieu de ces cercles tracés dans la profondeur du temps

Tout de la vie lui semblait inconfortablement maussade
Comme si elle regardait au travers d'une vitre embuée
Que de baisers avides dans la forêt, odes et aubades
Que de doux sanglots y retentissent, plaintes à dédiées
Que de délicieux émois en elle, quelle pudique colère
Avec tant de secrets indécents qui ravissent ses sens
Paroles murmurées dites et qui la brûlait toute entière
Mais que fait-elle donc toute nue en cette nuit tombante
Dans ce déshabillé du jour et des ajours de la lune
Donnes moi tes mains mon amour que je me touche
Du frémissement à la flamme du désir tellement pure
Donnes moi tout ton miel que je le prenne en bouche
Ces infinis chemins mon amour que je garde en secret
Que je suis toute nue, que je suis toute à toi, nue sans toi
Ecorches ma peau, toi mon amour avec ta barbe mal rasée
Donnes moi encore ces baisers si calmes et profonds à moi
Que même mon âme se sente tant et tellement embrassée
Ravis mes sens, violes mes oreilles, fais moi chavirer encore
Embrasses tout de moi, que les frissons me parcourent
Ah! viens, viens en moi, mon désir est unique en corps
Je veux toi, seulement toi, oh! Toi, toi en moi mon amour

Après avoir toucher la lune des doigts
Et pénétré dans le ventre de son fruit
Et fait couler les fleuves de son émoi
Là, nue, dévêtue des regards d'autrui
Elle achevait cette fois le cycle de ses souvenirs
Scellait à jamais l'existence qu'elle avait eue
Dans ce monde, tout près du lac de la vie
Par ce cri déchirant le silence, ce cri retenu
Retenu depuis des heures en son âme
« mon amour, mon prince est mort »



Turpaud patrick
Après avoir touché la lune des doigts
# Posté le samedi 25 mars 2006 08:55
Modifié le samedi 25 mars 2006 10:25

Les abîmes de la vie

Les abîmes de la vie
Il y a des instants de nous-mêmes dont on ne revient pas
On les arpente toute la vie durant, le sans fin, un fini
Trébuchant, se cognant, peut-être aux mêmes endroits
Un autre s'immisce, n'évitant rien des obstacles, l'hallali
Il y a ces instants de nous mêmes qui nous mettent aux aboies
Avec sous la peau, tous nos déserts rongés par les mêmes embruns
Entre le trop plein, entre le trop vide, j'ai quitter ma mémoire
J'ai ouvert des portes et puis aussi franchi des seuils de chagrins
J'ai déshabillé chacun de mes désirs, devêtu chacun de mes rêves
Parcouru les chemins les plus pauvres, les déserts lumineux aussi
J'ai eu soif, j'ai eu faim, j'ai eu peur avec tous ses goûts trop amers
Je me suis vêtu de silence, d'ombres, et plié chacun de mes souvenirs
Et rangé là, tout au fond de mon âme, tout au fond de mes hivers
Je t'aime tellement toi la vie, ton avenir me manque tant en temps
J'ai tout simplement voulu te rejoindre, toi et mes souvenirs perdus
Ceux qui gisent là, comme toi mon amour, tout au fond de mon ventre
J'ai simplement voulu défaire le tricot du temps, simplement voulu
# Posté le mardi 08 août 2006 14:30

Les anneaux bleus "tome v"

Les anneaux bleus "tome v"
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 05:48
Modifié le mercredi 16 janvier 2008 06:03

Et si je vous racontais..........

Et si je vous racontais..........
« Les écrits mûrissent de ce jardin secret, de ce lieu introuvable, de la carte du tendre et du temps, telle une tentation de s'asseoir au bord du chemin. »

Et si je vous racontais........
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 05:52

Ces images qui viennent du passé..........

Ces images qui viennent du passé..........
Des images surgissent, des images obsèdent
Les unes revendiquent, les autres asseoient
Je me roule dans la cendre et la poussière
Où gisent le souvenir de ces instants d'autrefois

L'amour, ses signes, ses élans, ses excès
Sa chaleur, ses soudaines folies, oh oui
Ce poison si doux de mon sang absorbé
Et couler dans mes veines toute ma vie

Je ne voudrai pas, sur le portrait, mon attitude
Prenne cette allure désinvolte et avachie
Ce qui n'est guère dans ma nature
Même dans ces périodes où la vie s'affadie

Amateur de bonheur et romance en bouche
Diantre! Suis-je à ce point infatué
Pour être si mal payé en retour

Le bonheur est fade sans être partagé
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 05:56