Infiniment plus lourds de conséquences dans son existence
Un dernier récit doit être conté au-delà de tous ces je t'aime
Au milieu de ces cercles tracés dans la profondeur du temps
Tout de la vie lui semblait inconfortablement maussade
Comme si elle regardait au travers d'une vitre embuée
Que de baisers avides dans la forêt, odes et aubades
Que de doux sanglots y retentissent, plaintes à dédiées
Que de délicieux émois en elle, quelle pudique colère
Avec tant de secrets indécents qui ravissent ses sens
Paroles murmurées dites et qui la brûlait toute entière
Mais que fait-elle donc toute nue en cette nuit tombante
Dans ce déshabillé du jour et des ajours de la lune
Donnes moi tes mains mon amour que je me touche
Du frémissement à la flamme du désir tellement pure
Donnes moi tout ton miel que je le prenne en bouche
Ces infinis chemins mon amour que je garde en secret
Que je suis toute nue, que je suis toute à toi, nue sans toi
Ecorches ma peau, toi mon amour avec ta barbe mal rasée
Donnes moi encore ces baisers si calmes et profonds à moi
Que même mon âme se sente tant et tellement embrassée
Ravis mes sens, violes mes oreilles, fais moi chavirer encore
Embrasses tout de moi, que les frissons me parcourent
Ah! viens, viens en moi, mon désir est unique en corps
Je veux toi, seulement toi, oh! Toi, toi en moi mon amour
Après avoir toucher la lune des doigts
Et pénétré dans le ventre de son fruit
Et fait couler les fleuves de son émoi
Là, nue, dévêtue des regards d'autrui
Elle achevait cette fois le cycle de ses souvenirs
Scellait à jamais l'existence qu'elle avait eue
Dans ce monde, tout près du lac de la vie
Par ce cri déchirant le silence, ce cri retenu
Retenu depuis des heures en son âme
« mon amour, mon prince est mort »
Turpaud patrick




