Comme il est bon de s'enlacer

Comme il est bon de s'enlacer
Si elle avait dut décrire son mental
Elle aurait été amenée à dire que c'était l'ébriété
D'un cachemard trop mal éveillé qui la dominait
Rien en son intérieur était expliquable

Elle dut produire un effort intense
Afin de canaliser son désarrois
Tandis qu'elle étreignit, dans cette transe
Tout autour de son ventre ses bras
Elle constata que son coeur battait follement
Elle glissait, elle cru qu'elle courait
Une sensation à l'extrème désagrément

Il lui sembla le voir entre les fûts des arbres
L'entrée d'une sorte de caverne, sombre
Elle laissa errer ses yeux dans ce passage
Autre passage, autre couloir, autre monde
Elle entendit sa voix, avec tant de douceur
Elle lui donna ce qu'il aimait, ce si beau sourire
Elle laissa ses yeux dans les siens, sans peur
Sans vraiment savoir ce qu'il venait de lui dire

Ils étaient deux contre cet instant
C'est comme ça qu'ils ont voyagé
C'était comme une pluie de décembre
Quand il fait froid, c'est bon de s'enlacer

# Posté le lundi 30 janvier 2006 04:10

Ces larmes de rêveries

Ces larmes de rêveries
Elle sortit ses larmes du plus profond de son coeur
Pourtant il était bien plus facile pour elle de rêver
Au milieu de tous ces souvenirs qu'elle avait récolté
En vérité, ses larmes ouvirent ce passage vers l'ailleurs
C'est tous les passés ensemble qu'il faudrai saisir
Tous ces passés, présents, qu'elle sentait s'agiter en elle
Tout au fond d'elle, de ce néant absolu, impossible
Elle créa au coeur de l'incrée, ce monde qui continuait

Et il était là, flottant à l'intérieur de ce léger mirage
Au milieu de tout cet afflux de vie, désormais abscons
La mort lui mettait un masque douloureux au visage
Se lisait le temps où le labyrinthe était son compagnon
Elle sortit ses larmes du plus profond de son coeur
Ces larmes retenues depuis des heures, depuis des jours
Et poussa ce cri déchirant le silence sans aucune pudeur

# Posté le lundi 30 janvier 2006 16:27

Un silence où toutes interrogations resteront pour toujours

Un silence où toutes interrogations resteront pour toujours
Que restera-t-il demain de cette vie qui la quitte
Elle ne cessera de le voir, ne cessera de l'entendre
C'est en vain que la mort croise au dessus des abîmes
Il appartient tout entier à sa vision, au delà des cendres

Descendre au fond de l'abîme, passage sur l'autre rive
S'arrêter là, déposer une chaise au milieu du labyrinthe
Une porte ouverte mais sur quel horizon, quel infini
La nuit va bientôt tomber devant la porte de ce jardin

Le seuil est ouvert devant elle par les vents de l'espace
Elle se senti envahie de certitude et de joie envoutante
Comme s'ils se retrouvaient sur la ligne du grand départ
Tous les deux, avec cette fureur à l'amour débordante

Le véritable mystère n'a pas besoin d'accessoires
L'amour a-t-il besoin de connaissances appopriées
Seule la lampe du coeur peut servir d'accessoire
Qu'importe les volutes du bien, du mal, le retrouver
Oui le retrouver

# Posté le jeudi 02 février 2006 15:56

Elle était libre et vaguait dans ses jardins de rêves

Elle était  libre et vaguait dans ses jardins de rêves
Ce grand corps dévêtu jeté en travers du lit
Etait bien réel, ne ressemblait pas à la mort
Un atlante, entravé dans son drap ou son repli
Image d'une puissance bien étale et plus encore

Ce qui la troublait, c'était sans doute ce sommeil
Il semblait désincarné de la vie, dans un ailleurs
Sans mécanisme respiratoire ou battement d'artère
L'autre face cachée de la réalité, ce qui est meilleur

Le jour en soir, tombait sur le désordre du présent
La vie avait été poussée dans une avancée du futur
Un contre-jour qui effaçait sans doute l'évidence
De la vie, de la mort, emplacement d'une aventure

Elle s'était retrouvée sous son drap, lovée en corps
Un partage de l'amour avec toute son immensité
Toute son éternité, un trou dans le mur de la mort
Escapade? En tout cas elle s'était laissée aller

# Posté le dimanche 19 février 2006 08:50

Modifié le lundi 20 février 2006 04:21

Il est venu au devant de moi apprenant cette nouvelle

Mais une porte peut-elle être fermée définitivement
Dans ces illusions, ces rêves incessants, ce labyrinthe
Où vivants et morts finissent toujours par être vivants
Le je t'aime mon amour n'est sûrement pas une plainte

Là, le c½ur a ouvert une grande fenêtre
Et la lumière en pénétrait tous les recoins
Etrange royaume, domaine imaginaire
Où le réel se mélange et ne fait qu'un

Sa chair était saisie par un doux frisson
Elle se sentait comme poussière et cendre
Elle se laissait traverser par ce pouvoir de sensation
Sensation battante aggravant le désordre de ses sens

Elle sentit monter dans l'arceau de son corps
Une étrange convulsion de sentiments bien connus
L'ondoiement chatoyant d'une douce chaleur
Elle est heureuse d'avoir trouver de l'eau sur la lune

Elle soupira

Le mystère de la vie aiguise un moment l'inconscient
Son corps est comme un fleuve où ses doigts se perdent
Et gardent l'arôme du miel tant et tant abondant
Il est venu au devant de moi apprenant cette nouvelle
Il est venu au devant de moi apprenant cette nouvelle

# Posté le dimanche 19 mars 2006 17:41