Seules hypothèses servant à baliser l'infini
A opposer quelconque intuition au néant
Elles amorçaient pour elle une autre vie
Une reprise, une renaissance dans ce géant
D'univers
Où les êtres poursuivent leur destin
Encore bien trop séparés, trop unique
L'évidence apparaît, soudaine, enfin
Bouleversant le champ clos, tragique
Et secret, de la petite légende terrestre
Mais habituée à chercher ce qui se cache
Visions diffuses lui offrent la sagesse
Une sorte d'évangile, sucre de l'espace
De l'univers
Ajustant l'éternité dans le reflux de l'existence
Et dans la migration de l'âme, faire table rase
De ces horizons chimériques pleins de souffrances
Et oublier le déséquilibre des longues phrases
Mystérieuses, en marge de toute signification
Garnies de mots lépreux, de discipline vocabulaire
Départ, souvenir, pensées, amour sans conviction
Des mots aux racines fluides et à l'image vulgaire
D'un hivers
Le c½ur quand il est heureux, plein d'amour
C'est comme l'ivresse, c'est le plein de bière
C'est la soie sous soi et l'ouverture du jour
C'est la fontaine qui noie toutes les peines
C'est un fruit tellement doux au palais
Celui qu'elle aime elle, a serti ses plaies
D'un nid vert
