je sais! tu es le vent

je sais! tu es le vent
Le plus étrange, le plus singulier
C'était l'accord entre le réel et l'irréel
Un décor tissé, né au c½ur du rêve
Quelque chose d'inaccessible, de pur
L'accord entre le passé, le présent et le futur
Elle le voyait là, émerger de la partie obscure
Un couloir au mélange de chimère et d'inconnu

Vraiment je suis au regret
Très sincèrement au regret
C'était ce qu'elle avait entendu
Dans ce cimetière et ses avenues
Ces paroles qui ont résonnées dans le vide
Au ton cuivré et imprimé pour le reste de sa vie
De beaux éclats pour l'éloquence ou la colère
En ce jour une autre porte s'est ouverte

C'est très bon, ces baisers de toi
C'est mon amour à moi, toi
Ces baisers si doux à mon palais
Toi première figue de mon figuier
Avez-vous vu celui que j'aime, moi
Moi je le vois, éternel et devant moi
Cet amour de lui, c'est très bon
Vent !
Envoies ton souffle dans mon jardin
Au c½ur vert ouvert de ma toison
Vent !
Je sais que c'est toi, tu es très malin

Je te donne à toi mes amours, mes amours de moi
L'amour est fort, est fort comme la mort
Mes seins nus, s'offrent et se gonflent de toi
Mon amour tu es la vie de mon corps

Te voilà si belle mon amie
Te voilà si belle
Toi la rose et le lys de la vie
Te voilà éternelle
De mon souffle je t'enlace
Magnifique, ton visage
Tant plein d'amour
De ma nuit tu es le jour
Entièrement belle mon amie
Mon c½ur prit par toi
C'est si bon, torrent de vie
Je bois ton parfum mon amour
Mes lèvres sont couvertes de rosées
De rosées de toi mon amour
Gouttes de nuit que je bois en lapées

Ton amour est –il si différent des autres
Remarquable entre dix mille
Je te sens dans mon jardin au carré d'arôme
Vas et viens entre mes cuisses
Je te sens toi mon amour de moi
Un roi s'enchaîne à mes lèvres
Doux baiser, baiser de toi
Je veux rester dans ce rêve

# Posté le jeudi 03 novembre 2005 14:55

Modifié le samedi 05 novembre 2005 17:01

Elle veut tout

Elle veut tout
Après la vie, la mort, loin de la torpeur
Elle rêve aux étoiles, elle prie, elle espère
Un graveur de l'amour a inscrit en son c½ur
Les ombres sont aussi importantes que la lumière
Bien loin, bien près, elle ne sait pas au juste
Elle ne sait pas ce qui fait son paysage
Au bout de ses rêves, de ses lèvres, ce n'est pas juste
Elle ne sait plus ce qu'elle fait ici, est-ce un passage
Entre la mort et la vie, entre la vie et la mort
Elle ne sait plus, elle ne sait plus
Elle veut sa peau, et puis le toucher encore
Et puis que ses larmes ne coulent plus
Elle veut ses lèvres contre les siennes
Traverser la vie, traverser la mort
Plus de larmes, oh ! Trop diluviennes
Elle veut le toucher et le toucher encore

Allons plus loin là-bas, sous l'ombre de nos pas
Dans cet autre monde que je ne connais pas
Prends ma main mon amour, je veux te rejoindre
Mais qu'il est difficile de pouvoir t'atteindre
C'était toi, c'était moi, c'était moi à ton cou
C'était nous deux dans la mémoire des jours

# Posté le lundi 02 janvier 2006 07:04

Drifting

Drifting
Elle aime penser à lui
Il doit être tout en haut du labyrinthe
C'est cette image qu'elle a de lui
Un peu essoufflé, et une toux en quinte
Une grande cage ouverte qu'on aurait oubliée là
Comme pour laisser s'envoler les oiseaux
Par-dessus les arbres de l'éternité, de l'au-delà
Elle lui a donné son plus beau cadeau
Une partie de sa vie s'est écoulée dans ses bras
Elle se retrouve face à la réalité, le bout de la vie
Non point dédale sinuant aux profondeurs du trépas
Mais une invitation au retour à la vie, sa vie
Ils venaient là, dans ce lieu si différent des autres
Dans ce jardin où leur amour si divin fut-il
Aurait put ressembler à n'importe quel autre
Les profondeurs du c½ur ne sont pas futiles
Elle se balance sur elle-même
Peut-être a-t-elle un peu froid
Elle se surprend à dire " je t'aime "
Dans un langage qui n'a pas de voix

Tout continue cependant et même le silence
La vie remonte les courants de la douleur
Elle ne discerne plus la joie et les souffrances
Sa vie remonte comme autrefois, des profondeurs
Avec tout ce qu'il y a de beau
Et tout ce qu'il y a de cadeau
Sa vie de femme en vérité....

# Posté le lundi 02 janvier 2006 07:30

Toi mon prince des lys

Toi mon prince des lys
Ce lieu c'était l'endroit qu'elle préférait
Elle sait, elle finira par s'en retirer
Ainsi, le voyait-elle encore, instant de hamac
Les mains reflétées sur la surface du lac
Rêvant, à l'arrière de sa vie qu'elle manoeuvrait
Dénouant ses pleurs pour un cri plus que d'amitié
Elle s'évaderait ainsi, vers son prince dans les eaux
Et seule à pouvoir vivifier l'irréel, le semblant faux
A pouvoir vivifier ces confins à l'autre bout de la vie
Une évasion vers son prince, vers son poète des lys
Je t'aime disait-elle tout bas
Je t'aime c'est pas n'importe quoi
La mort, la vie tout est hors jeu
Le vrai c'était nous deux
Je t'aime mon amour
Pas de nuit, pas de jour
Bien plus loin que la vie
Toi mon prince des lys

Les pleurs se nouent au fond de sa gorge
Ils nourrissent son estomac parfois
Sa peau, c'était comme du sucre d'orge
« Allez ! Viens, ne restons pas là »

Elle ne sursauta pas lorsque son fils s'approcha pour glisser sa main sous son coude
«Il faut nous en aller maman, dit-il en se donnant beaucoup de peine pour combattre le vacillement de sa voix, il faut nous en partir »

# Posté le lundi 02 janvier 2006 15:05

Modifié le lundi 02 janvier 2006 15:19

seule

seule
J'viens d'un désert, j'viens d'un désert
Il n'est plus là, mais qu'est-ce je vais faire
De toutes ces peines, c'est aussi un vide
Il n'est plus là, il s'est enfui hors de la vie
Mon amour, toi tu me manque tellement
Moi je t'aimais, toi, je t'aimais tellement
J'veux pas rester là, pas sans toi, non
J'veux être avec toi dans cet autre monde

J'ai, pris dans mes bras
Ce petit matin
Ce, qu'il me restait de toi
Ces petits calins
Je suis resté a quai
T-il devenu
De ton ombre portée
Sans toi, je suis nue

Mais qu'est-ce que je vais faire
De toutes ces peines
J'veux pas rester là
Chaque jour tout est plus froid

# Posté le jeudi 19 janvier 2006 14:13