Si tout cela parait étrange
Jusqu'à l'heure des cendres
De ma plume, dans l'encre
Les mots se feront présence
L'indivisible convergence
Entre le flux déchirant
De mes maux d'antan
Et ces perles coulantes
Sur mes joues d'enfant
C'est à la lueur du feu de ma lampe
Que les ombres de mes princesses dansent
Et les anges aux visages transparents
Déferlent autour de moi, une image étrange
Labyrinthe obsédant où me conduisent mes doigts
Dans ces fragments de rêves, un peu comme des voix
Rencontre fortuite entre le ciel et l'eau qui galvaude
Et se perd dans les cieux de mon âme un peu ribaude
Que la paix m'imbibe
Dans ses bras vierges
Et multiplie ma vie
A la lueur des cierges
A la mesure du temps
Du temps qui n'a pas de mesure
Arc-bouté, visage grimaçant
Qu'importe cette usure
Je supporterai l'échafaudage
Des jours encore existants
Dans ce présent qui n'a pas d'âge
Mes mots resteront présents




