Je sais, rien n'est arraché au néant, que paroles et mémoires

Je sais, rien n'est arraché au néant, que paroles et mémoires
Même si ma main tremble
Si tout cela parait étrange
Jusqu'à l'heure des cendres
De ma plume, dans l'encre
Les mots se feront présence
L'indivisible convergence
Entre le flux déchirant
De mes maux d'antan
Et ces perles coulantes
Sur mes joues d'enfant

C'est à la lueur du feu de ma lampe
Que les ombres de mes princesses dansent
Et les anges aux visages transparents
Déferlent autour de moi, une image étrange

Labyrinthe obsédant où me conduisent mes doigts
Dans ces fragments de rêves, un peu comme des voix
Rencontre fortuite entre le ciel et l'eau qui galvaude
Et se perd dans les cieux de mon âme un peu ribaude

Que la paix m'imbibe
Dans ses bras vierges
Et multiplie ma vie
A la lueur des cierges

A la mesure du temps
Du temps qui n'a pas de mesure
Arc-bouté, visage grimaçant
Qu'importe cette usure
Je supporterai l'échafaudage
Des jours encore existants
Dans ce présent qui n'a pas d'âge
Mes mots resteront présents

# Posté le lundi 22 août 2005 07:50

réflexion............

réflexion............
« Une aventure tant irrationnelle dont le seul recours est un plongeon dans le fascinant au-delà.
En dehors de cette kyrielle d'ombres par le passé, de ces kyrielles d'espoirs pour le futur, et peut-être contre toutes les certitudes, voici que la seule déviation du réel est devenue monde imaginaire, langage : l'encre a glissée sur ma plume dans ce parcours poétique, construit à l'écart de tous les chemins fréquentés »

# Posté le lundi 22 août 2005 07:57

L'autre visage

L'autre visage
Tant ces voyages parcourus, ces aléas dans la fuite
Ces fuites vers l'ailleurs qui m'ont éloigné du temps
Tant ces avenues, tellement longues et tant infinies
Resteront gravés derrière le satin de la souffrance
Le regard tourné vers l'extérieur, monde inconnu
Je me noierai dans la foule de mon ombre portée
Le c½ur entr'fermé à l'échec indécent, incongru
Pour que reviennent le matin et ses tartines beurrées
Plaisanter pour une fois de ces maux pas que bleus
M'éloigner de ce pas, de ces fuites d'intérieur
De la rue de l'émoi, et des pleurs dans mes yeux
Pour un autre visage, et marcher vers l'ailleurs
Etourdi d'étoiles
Et de rêves infinis
Vie
Vis


Je te remercie
Toi, l'autre visage

# Posté le mardi 23 août 2005 10:27

La nuit, ce grand hôtel vide (suite du tomeIV)

La nuit, ce grand hôtel vide (suite du tomeIV)
Tous les regrets débutent par l'innocence
Une parole a moitié comprise, le silence
Qui ne cesse de tourner comme un écho
Coulent ces horreurs dans ses vaisseaux
Une image du prince angoissé
Qui parvenait quelques fois
Jusqu'à soif
Ils sont venus hier
Les méandres du passé
Presqu'un étouffement de l'air
Une fausse réalité
Elle retombe dans la nuit
Ce grand hôtel, vide
Plus elle s'échappe
Plus elle se frappe

Les lumières se sont éteintes
Un voile s'est levé, astreintes
Sur ce continent à la dérive
Où plus âme ne vive
Pénitence
Peines intenses

# Posté le vendredi 07 octobre 2005 14:31

comme à l'accoutumée

comme à l'accoutumée
Afin que rien ne meurt
Faisons comme si.....
Afin que l'½il ne pleure
Faisons sourire
Avant que l'on prenne peur
De la triste vie
Même si la lumière
Ne brille plus
Faisons comme hier
Faisons comme hier
Elle perd son sens
Elle perd son sang
Elle coule dans ses vaisseaux
L'amour quand il était beau

Le dimanche elle se faisait belle
Pour lui
Un peu de poudre et de rimmel
La vie
Comme à l'acte «coutumé »
Ses yeux brillaient

# Posté le vendredi 07 octobre 2005 14:55