Et les frissons à parures
Est-ce pour cette raison
Que ces perles inconnues
Echappées du bassin uvéal
Ornent si joliment ses joues
De strass, perles de nacre
Perle la joie, perles d'amour
Planqué derrière son chaume inculte
Dans la goulée des eaux imprécises
Le roseau, né de la terre impure
Et boueuse par tant et tant de lise
Tel une ébauche née au bord du lac
Orgueilleux de son affaire, se pane
Petit seigneur si fier de sa longueur
Enraciné dans la baie du bonheur
Entre deux eaux
Entre ses doigts
Glissent ses cheveux encore mouillés
De sueur, délice de plaisir et de rosée
Entre ses doigts en éventail, à la vue
Elle aperçoit, roseau-massue, phallus
Roseau pavane tant plein de charme
A l'arrosée de son venin si délectable
