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Et puis soudain le ciel est devenu tout gris
Il a vendu ses couleurs pour un peu de pluie
Tout est à l'envers, l'eau se mire sur les nuages
Dans ses pensées se noient tous ses naufrages
Elle ne su plus dans quoi elle avait pénétré
Mais elle continua tout de même à avancer
Elle passa sa langue sur ses lèvres salées
Et se senti aussitôt envahie par la familiarité
Douce et apaisante du lac et de son orée
Elle se retourna comme si on l'avait hélée
Et découvrit un chemin qui s'enfonçait
Vers une région de silence au fond halé
Au concert de feuillage et de lumière trouée
Elle en retira une impression de plénitude
Et de bien-être, divine essence de la nature
A toi la vie, ici plus d'un papillon vacille, là
Plus d'un oiseau babille l'image du charme
Ce paradis lui brûle les yeux, c'est la fuite
Du temps présent autant fou, via l'infini

# Posté le mardi 08 mars 2005 07:09

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