Avec quelque chose de nouveau, et pourquoi pas le silence
Un jardin de fruits, plein d'idéal, une autre vie au goût citron
De ce labyrinthe s'en dessinerait un autre, sans différences
Tous pareils, tous identiques, mêmes intérêts, même langage
Plus de passé dont il était parlé, ni de présent là, sous l'instant
D'où ce prêt d'une oreille à tout préférant muser dans ma cage
Et peu de souvenir dans ma mémoire, cette brocante d'antan
J'ai obéis aux méandres du labyrinthe avec toutes ses couleurs
Tête haute et bras ballants, je m'évade dans ce couloir de vie
Une autre monde empli de sérénité, l'au-delà cette fois encore
Ne fait que ce qui lui est demandé, une quête par trop indécise
Entre les couleurs et les sons, les mots demandés et les gestes
Une opération à mon insu depuis trop longtemps sans doute
Ma propre métamorphose, une sorte de mue quasi naturelle
Je crois
Qu'importe ce qui fut ou bien ce qui aura pu être
Ces coulées de sèves, rouges en moi, en mes veines
Coulées diluviennes, fusent en moi et sont miennes
Ca se fait, tout changer, se reconstruire, se recréer
Ca se fait, au mât du moi, à la périphérie, à l'apogée
Cette aura s'est assise, pas usée, pas vieillie, mâtinée
Je crois
Plus de passé dont il était parlé, ni de présent là, sous l'instant
Et peu de souvenir dans ma mémoire, cette brocante d'antan




