Tiens! une chaise s'est installée dans la brocante d'antan, ma mémoire

Tiens! une chaise s'est installée dans la brocante d'antan, ma mémoire
Imparfait inconnu, un vrai béguinage au pays de l'imagination
Avec quelque chose de nouveau, et pourquoi pas le silence
Un jardin de fruits, plein d'idéal, une autre vie au goût citron
De ce labyrinthe s'en dessinerait un autre, sans différences
Tous pareils, tous identiques, mêmes intérêts, même langage
Plus de passé dont il était parlé, ni de présent là, sous l'instant
D'où ce prêt d'une oreille à tout préférant muser dans ma cage
Et peu de souvenir dans ma mémoire, cette brocante d'antan
J'ai obéis aux méandres du labyrinthe avec toutes ses couleurs
Tête haute et bras ballants, je m'évade dans ce couloir de vie
Une autre monde empli de sérénité, l'au-delà cette fois encore
Ne fait que ce qui lui est demandé, une quête par trop indécise
Entre les couleurs et les sons, les mots demandés et les gestes
Une opération à mon insu depuis trop longtemps sans doute
Ma propre métamorphose, une sorte de mue quasi naturelle
Je crois

Qu'importe ce qui fut ou bien ce qui aura pu être
Ces coulées de sèves, rouges en moi, en mes veines
Coulées diluviennes, fusent en moi et sont miennes
Ca se fait, tout changer, se reconstruire, se recréer
Ca se fait, au mât du moi, à la périphérie, à l'apogée
Cette aura s'est assise, pas usée, pas vieillie, mâtinée
Je crois

Plus de passé dont il était parlé, ni de présent là, sous l'instant
Et peu de souvenir dans ma mémoire, cette brocante d'antan

# Posté le jeudi 04 août 2005 17:23

Elle est apparue, écorchée du temps......

Elle est apparue, écorchée du temps......
Depuis un moment, je sentais bien que l'on m'observait
Mais où situer ce regard, très peu de lumière passante
Du moins à l'intérieur, genre vitrine-reliquaire fermée
Fermée par un volet fixe, une image plutôt stupéfiante
De quoi intimider la curiosité, je demeurais là, ébahi
Fasciné
Premier mouvement, s'éloigner, loin, et puis revenir
Revenir dans l'allée, revenir et puis se rapprocher
Quand d'un seul coup, tout, tout changea d'aspect
Il ne s'agissait pas d'un être ou bien d'un fantôme
Drapé dans la pourpre tragique d'une mort ignoble
Mais d'un buste de cire, sans bras, écorché du temps
Fasciné
Je le devins, et puis vînt ce sourire que seul j'aperçu
Il faudrait que je lui parle à tout prix et tout lui dire
Mes v½ux, et puis traverser le ciel, que la nuit s'en fût
Un c½ur nouveau avec plein et tant d'amour, de vie
Pas ce qui ne fait qu'entrer, sortir, mais reste longtemps
Tout le temps

# Posté le mardi 09 août 2005 14:20

Modifié le mardi 09 août 2005 14:33

La constance des merveilles

La constance des merveilles
Et puis soudain, de son âme à mon c½ur, fût-ce la magie
D'un seul coup elle a noyé tous mes bleus dans ses yeux
Une larme a coulée le long de sa joue orangée, sans soupirs
Mélange de pâleur, de gourmandise, d'espoir et de mieux
Le sentiment
Fascination vers l'intérieur, comme si le monde changeait
Plus jamais de peur à sous-titrer ni de craintes à échapper
Comme sur un nuage d'or, l'essence incessante de l'amour
Le vrai, toujours, incessante essence, de l'ivresse au velours
Je me plais à respirer cet instant éclatant d'émois, violent
De sentiments
Puis de sa larme une autre a coulée encore et encore et encore
Elle m'a dit vit
Et marche vers l'horizon, vers le plus profond, où là, vie d'or
Où là, paradis
Caressent à la pointe du c½ur et stimulent les émois inconnus
Elle m'a dit vit
N'est pas peur de l'écho du bonheur, la morale n'est pas pure
Et va, naissance évanescente du mauvais ange quand l'un fini
L'autre arrive de l'autre rive, le bon, voit et boit tout de la vie
Elle m'a dit vit
Et j'ai souris
Fasciné, je me suis encore rapproché pour presque me blottir
A la façon de cet enfant, blotti, for' d'elle sur sa poitrine
La tête légèrement inclinée
Comme pour l'embrasser
Ce baiser qui m'emporte au c½ur de l'exil, au c½ur du coton
Fasciné, je me suis éloigné, ma folie se confond dans l'horizon

Quelque chose naissait de ce côté, oh, sans doute à mon insu
Une magie éphémère éclairée par le sylphe encore méconnu
Et puis qui tombait des étoiles au sein même de toute réalité
M'obligeant à voir plus loin encore comme si d'un seul fait
Tout autour de moi fût devenu transparent, une porte ouverte
Vers un circuit où, morts et vivants finissent par réapparaître
Sans doute ne faisais-je que passer ici et puis rien distinguer
Des différences fantomatiques, spirituelles ou bien réelles
Un enseignement de la patience, la constance des merveilles
Des pouvoirs de la nature et de la vie, qui s'équilibraient
Dans ce dédale à condition de se laisser porter par le destin
Encore trop obscur qui m'était tracé dans ces allées sans fin
Fasciné, oui, je le devins encore, le temps n'est qu'un voleur
Passage sur l'autre rive, vers ces chemins de l'ailleurs
Une grande porte, issue ouverte, mais bon dieu sur quoi
J'avais un frère caché dans l'ombre, mais il n'était pas là
J'étais en habit, trop tôt la nuit est sans doute tombée
La sortie, j'ai fini par la trouver

# Posté le mardi 09 août 2005 14:43

Pas de chaises

Pas de chaises
Je me souviens de cette phrase
Qui se trouve à quelques mots de là
J'ai mis du temps à pénétrer le sens
C'est presque une définition, une légende


« Il est interdit de transporter des chaises dans le labyrinthe »

# Posté le dimanche 14 août 2005 14:52

Ici, je dépose, mes drôles d'histoires

Même si trop fatigué, d'avoir trop cherché
Même si trop déchiré, d'avoir tant voulu
Même si trop de larmes, les yeux aveuglés
De sourires, de regards, nous n'aurons plus
Que nos mots d'amour et nos doux baisers
Qui feront ne plus avoir peur de l'inconnu


Ici je dépose mes drôles d'histoires
Peut être un peu miroir
Et le temps qui reste dans vos tiroirs
Peut être un peu d'espoir
Ici je dépose à votre adresse
Le temps qui reste
Les marées qui blessent
Et toutes les ivresses
Ici, je dépose, mes drôles d'histoires

# Posté le lundi 15 août 2005 08:38